Karibou (bienvenue)
jeudi 04 mars 2010 à 10:32
L’océan indien recèle de nombreux sites pour la conservation de la biodiversité mondiale parmi lesquels Madagascar ou les archipels des Seychelles, des Mascareignes ou des Comores.
L’île de Mohéli située dans ce dernier dispose depuis 2001 d’un Parc Marin national, sanctuaire pour de nombreuses espèces et écosystèmes représentatifs de l’écorégion de l’Océan Indien occidental. Premier site de ponte anthropisé pour la tortue verte, important site de reproduction des baleines à bosse ou refuge pour la conservation des dugongs, cette aire marine est substituée à la préservation d’un bassin versant tout aussi riche.
Nichoir des plus grandes chauves souris au monde, endémiques des Comores (Pteropus livingstonnii) et pour de nombreuses espèces d’oiseaux endémiques ou d’importance régionale. Cet ensemble de cibles de conservation s’intègre par ailleurs dans une démarche participative de préservation des ressources en vue d’intégrer les communautés au processus de conservation mais aussi d’y soumettre les perspectives d’un développement durable, selon les objectifs de gestion d’une AP de catégorie VI de l’IUCN. Le Parc Marin de Mohéli, créé par décret présidentiel en avril 2001 a élaboré son Plan d’Aménagement et de Gestion en 2003 pour une durée de Cinq ans. La vision très large du premier plan a mis en exergue les difficultés d’une gestion efficace et durable. Les leçons apprises au cours des huit années d’existence et des évaluations successives ont été déterminantes pour la réédition du présent PAG en vue de résoudre les problèmes et catalyser les bonnes expériences pour assurer une gouvernance adaptée, des procédés adaptés de préservation de la biodiversité, une appropriation communautaire en vue d’un développement durable et enfin une ouverture internationale pour la pérennisation de l’aire protégée. Le présent PAG propose une amélioration du zonage basé sur la gestion des cibles de conservation priorisées et éclaircit un système de gouvernance qui en dépit de son originalité et de son appropriation par les communautés locale, rendait difficile l’application des rôles et responsabilités des parties prenantes. Enfin, un plan d’action 2009-2010 pour le redémarrage des activités du Parc Marin fera l’objet des démarches prioritaire en vue de mettre ne œuvre un plan quinquennal d’action. Le PAG doit participer à la concrétisation du potentiel classement de l’île de Mohéli en Réserve de Biosphère de L’UNESCO à partir de 2014.
Le Parc Marin de Mohéli, créé par décret présidentiel le 19 avril 2001, est une institution autonome sous tutelle du ministère chargé de l’environnement de l’Union des Comores et co-gérée par les communautés.
Le Parc Marin de Mohéli en bref…
Habitats principaux : Herbiers marins, plusieurs faciès coralliens, mangroves, îlots, plages et mer profonde en bon état. Forêt naturelle de Mohéli riche en espèces localement endémiques.
Espèces phares : Dugong (Dugong dugon), Tortue verte (Chelonia mydas), Tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata), Baleine à bosse (Megaptera novaeangliae), Puffin de Mohéli (Puffinus temptator) et Roussette de Livingstone (Pteropus livingstonii).
Gestion : partagée volontairement par les villageois.
A l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement, le 5 juin 2011, le Parc Marin de Mohéli fête ses dix ans…
lundi 01 février 2010 à 12:21


